
L’essor rapide de l’intelligence artificielle transforme en profondeur les usages, les organisations et les équilibres économiques et sociétaux. Cette transformation en profondeur nécessite une réflexion juridique exigeante, capable d’accompagner l’innovation tout en garantissant la protection des droits fondamentaux, la sécurité des systèmes, la responsabilité des acteurs et la maîtrise des risques.
Protection des données, gouvernance des algorithmes, explicabilité, prévention des biais, encadrement des usages internes : le droit devient un levier essentiel pour sécuriser les pratiques et inscrire l’IA dans une dynamique de confiance numérique.
C’est notamment le sens de l’IA Act adopté par la Commission européenne en novembre 2025 avec lequel l’Union européenne a souhaité poser un cadre juridique structurant, fondé sur une approche par les risques, pour concilier innovation et confiance numérique.
Dans ce cadre, et à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Ecosystème numérique à l’ère de l’intelligence artificielle » (Editions Gualino, mai 2026), Myriam QUEMENER, Magistrat honoraire, Docteur en droit, senior advisor du CyberCercle, propose dans la tribune que nous sommes heureux de publier aujourd’hui dans notre rubrique Parole d’Expert, un éclairage sur les réponses juridiques et pratiques nécessaires pour faire de l’IA un levier de progrès, de souveraineté numérique et de confiance.
Intelligence articificielle & droit :
quelles réponses juridiques et pratiques
Parce qu’au-delà du buzzword autour de l’IA et de la dimension « conformité », l’enjeu est aujourd’hui de construire un cadre de confiance permettant aux organisations publiques et privées de déployer l’IA de manière transparente, proportionnée et maîtrisée.

